Inédite par son ampleur et par sa durée, la contestation qui agite l’Iran depuis septembre l’est aussi par son absence de leader. Trois mois après la mort de Mahsa Amini, cette horizontalité se révèle à la fois une force et une faiblesse pour le mouvement, le rendant plus difficile à réprimer mais empêchant l’émergence d’une alternative politique et la massification des manifestations.